allez à table!

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# Posté le mardi 25 novembre 2008 05:35

Les minis aussi sont affamés!

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# Posté le mardi 25 novembre 2008 05:56

lLE CLICKER TRAINNING

Chaud, plus chaud ... froid.
Tout l'apprentissage selon le clicker-training est à comparer avec un jeu.
Un jeu de devinettes où le cheval doit trouver la réponse. Comme avec les enfants vous pouvez utiliser le jeu du " chaud et froid ", que vous connaissez sûrement, pour indiquer à l'animal dans quelle direction il doit " chercher ". " Chaud " est bien sûr la même chose que le renforcement, ici le click. Lorsque vous voyez que votre cheval est en train d'expérimenter pour savoir pourquoi il a été renforcé, vous pouvez l'aider en disant sur un ton neutre " Froid " s'il n'est pas sur la bonne voie. Cela ne doit pas être obligatoirement ce mot là. Prenez un mot selon les mêmes principes que pour le mot du renforcement positif, vus dans les explications. Évitez le mot " Non " car on a tendance à en abuser pour tout et n'importe quoi. Le mot Non est souvent utilisé comme punition verbale et donc associé par le cheval à quelque chose de négatif.
Sur le bon chemin.
Lors d'une série de comportements, il est parfois pratique d'avoir un signal qui dit : " Continue comme ça ! ". Le cheval doit montrer beaucoup de comportements avant qu'il reçoive sa récompense. Ca implique automatiquement qu'il ne reçoit qu'à la fin de la série de comportements la confirmation qu'il a bien agit.
Le cheval peut devenir incertain à cause de cela. Si c'est le cas chez votre cheval, vous pouvez utiliser un bruit (pas le clicker, ni un mot) pour lui dire qu'il est sur le bon chemin. " Prrrrr " ou un claquement de langue (souvent mal utilisé par la plupart des cavaliers, moi y compris !) fera l'affaire. Il faut faire attention de ne pas prendre un son qui ressemble à un ordre (existant ou future).
Apprenez lui ce signal sur un ton doux, lorsqu'il est concentré sur un exercice qu'il maîtrise bien et qu'il a presque fini d'exécuter. Ne le déconcentrez surtout pas, soyez calme. Il fera la connexion entre le bruit et la fin de l'exercice.
L'ordre.
Lorsque vous avez appris quelque chose à votre cheval dont vous êtes sûr qu'il va le faire à chaque fois que vous le lui demandez (par exemple reculer), vous pouvez associer ce comportement à un ordre. Vous attendez que votre cheval commence (pour le reculer p.ex. vous avez utilisé le doit dirigé vers son épaule et il se met à reculer), vous donnez l'ordre (" Recule ") et renforcez (click et récompense).
Habituez le à l'ordre en faisant plusieurs répétitions (en plusieurs séances). Bien sûr, il n'est pas obligatoire de coller un mot à un comportement mais dans certains cas c'est pratique.
Dès qu'il connaît l'ordre, vous pouvez commencer à lui demander le comportement sans utiliser, dans le cas du reculer, votre doigt.
Lorsqu'il réagit impeccablement à l'ordre, vous pouvez passez à un plan de renforcement variable, c'est-à-dire que vous ne devez renforcer que de temps en temps.
De temps en temps.
Le plan de renforcement variable veut dire : ne pas renforcer à chaque fois. Au début, par exemple, vous pouvez renforcer selon un schéma fixe : une fois sur deux, puis une fois sur trois, et après selon un schéma variable : une fois, puis deux fois rien, deux fois, et une fois rien, ... A la fin, le renforcement n'est même plus nécessaire, une récompense de temps en temps suffira.
C'est l'étape la plus dure de ce type d'entraînement. Renforcer de manière imprévisible est pourtant garantir un résultat optimal.
Les ordres donnés dans le dressage traditionnel ne sont pas très agréables pour le cheval. Aller au trot veut souvent dire : " tu avances sinon ... ". De cette manière l'ordre devient un avertissement. Selon ce principe, l'ordre est au début du Chinois pour le cheval mais avec le temps, en apprenant par les fautes, il commence seulement à le comprendre.
Le principe avec le clicker-training est tout à fait différent. L'ordre n'est utilisé que lorsque le cheval montre le bon comportement. C'est très positif pour le cheval. L'ordre devient alors le signe : " Cheval, la récompense est disponible si tu me montres ce comportement ". C'est bien plus motivant !
Pas que du cirque !
Dès que vous, et votre cheval, avez compris comment fonctionne la méthode, vous pouvez l'utiliser pour des exercices plus classiques que les " numéros de cirque " que vous avez fait jusqu'ici. Ces " numéros " vous ont servi à vous habituer à toutes ces nouvelles choses.
Les règles à respecter.
Renforcez au bon moment (timing !).
Si vous voulez apprendre quelque chose à votre cheval, vous devez d'abord réfléchir exactement à ce que vous voulez voir.
Si vous faites de l'obstacle et vous voulez entraîner votre cheval à sauter plus haut (tenez compte de ses limites !), ne le renforcez pas lorsqu'il va sauter mais attendez le planer. Ne renforcez pas après le saut car vous renforcez alors la réception ... et ce n'est pas ce que vous voulez améliorer ! Si, au contraire, vous voulez améliorer la réception, c'est à ce moment là qu'il faut cliquer.
Un " click " est suffisant.
Vous êtes peut-être tenté de cliquer plusieurs fois de suite lorsque votre cheval fait quelque chose de fantastique mais vous allez diminuer l'effet du renforcement de cette façon. De plus, vous ne savez plus dire avec précision à votre cheval ce que vous voulez. Si vous voulez lui montrer qu'il a été excellent, donnez lui une plus grande récompense, caressez le ou montrez votre enthousiasme après le Click.
Toujours mieux.
C'est motivant pour votre cheval si vous indiquez la différence entre une réaction bonne ou moins bonne par une plus grande (voir géante) ou plus petite récompense.
Si normalement vous donnez un sucre à votre cheval pour une bonne réaction, donnez lui en cinq pour une réaction étonnante. N'oubliez pas de montrer votre joie en lui parlant de façon enthousiaste (toujours APRÈS le click)
Récompensez dans les limites déterminés.
A chaque fois que vous progressez, vous devez augmentez la barre pour votre cheval. Par exemple, vous lui apprenez à reculer. Dès qu'il connaît l'exercice, ne vous contentez plus de le renforcer pour un reculer qui est de travers. Si vous n'augmentez pas la difficulté, le cheval va perdre toute sa motivation et sa concentration.
Pas d'erreur possible.
Ce n'est pas grave s'il vous arrive de renforcer au mauvais moment. Ca arrive à tout le monde, c'est normal. L'exercice doit parfois être si précis et vous êtes tellement concentré, tendu, que vous cliquez au mauvais moment. Parfois aussi vous cliquez légèrement en avance en pensant que votre cheval va bien réagir. C'est la partie la plus agréable en clicker-training : vous ne travaillez pas par la punition, mais par la récompense. Votre cheval n'en sera pas traumatisé si vous cliquez trop tôt ou trop tard. Le seul risque est que la durée de temps que votre cheval mettra pour " comprendre " sera peut-être un peu plus long.
Pas des heures ...
En clicker-training votre cheval doit réfléchir. En fait, vous lui présentez un problème : vous êtes là et le cheval n'a qu'à trouver comment il doit vous faire cliquer pour recevoir sa récompense. C'est bien plus fatiguant que la manière habituelle d'entraîner, où tout est prémaché.
L'entraînement ne peut donc pas durer trop longtemps. Au début, quelques minutes par exercice suffiront.
Entraînez une chose à la fois.
Le cheval n'y comprendra plus rien si vous essayez de lui apprendre deux choses à la fois. Par exemple : venir sur appel et s'arrêter près de vous (pratique si votre cheval est en prairie). Dans ce cas il faut entraîner l'arrêt et le rappel séparément. Si vous essayez de lui apprendre ensemble, le cheval risquerait de ne plus rien comprendre.
Variez.
En revanche vous pouvez apprendre plusieurs choses à votre cheval sans problèmes si elles ne sont pas en même temps. Bien sur il faut de préférence attendre que vous sachiez comment tout fonctionne en clicker-training et que vous et votre cheval maîtrisiez cette méthode. A ce moment-là vous pourrez varier les exercices. Attention toutefois à ne pas apprendre au cheval en même temps deux choses trop similaires.
Changez d'air.
Il est très important, dès que vous avez appris un exercice à votre cheval, de changer d'endroit. Allez du box à la piste, allez dans le paddock, dans le pré, dans la rue ...
C'est important car certains animaux associent un comportement à un lieu. Combien de fois n'entend on pas dire que le cheval est merveilleux à la maison ou au club, mais sur le terrain de concours il est nul ...
Arrêtez quand ça va bien.
La meilleure chose à faire lors d'une séance de travail est d'arrêter sur une bonne note. On a souvent tendance à continuer ou à redemander un exercice que le cheval a très bien fait, mais généralement on n'obtient plus la même chose.
Si votre cheval commence à fatiguer et qu'il ne travaille pas si bien, finissez toujours la séance de travail par quelque chose de facile, quelque chose dont vous êtes sur que vous pourrez le renforcer.
Un moment positif reste toujours mieux dans la mémoire, c'est plus agréable pour tout le monde.
Soyez attentif.
Il est possible que vous appreniez un comportement non désiré à votre cheval sans le vouloir.
Par exemple : à l'apprentissage du rappel votre cheval secouait toujours la tête et vous ne l'avez pas remarqué. Pour le cheval le rappel, pour recevoir le clicl, veux dire : allez chez mon entraîneur et secouer la tête. Dans ce cas, il est préférable de faire un pas en arrière et d'utiliser le mot " Aïe " pour lui faire comprendre que secouer la tête ne fait pas partie de l'exercice. Renforcez alors seulement les bonnes réactions, celles que vous voulez : venir sans secouer la tête.
Last but not least : la dominance.
Avant tout entraînement la relation entre votre cheval et vous doit être claire : c'est vous le chef et pas lui. Pour cela vous pouvez par exemple utiliser les méthodes de " Natural Horsemanship " des " Nouveaux maîtres ". Là non plus vous n'avez pas besoin de force pour lui faire comprendre.
A ce sujet une chose tout de même très importante : il ne faut pas laisse le cheval mendier les bonbons.
Certains chevaux peuvent prendre cette mauvaise habitude. Dans ce cas il faut arrêter tout de suite l'exercie et laisser le cheval tout seul dans son coin. Ainsi il comprendra vite que la mendicité ne lui apporte rien d'agréable et qu'en fin de compte il est tout de même mieux de faire l'exercice.

SOURCE/ équiclicker.com

# Posté le mardi 25 novembre 2008 07:18

Modifié le mardi 25 novembre 2008 07:37

Le mental, le mythe et la souffrance équine

Le mental, le mythe et la souffrance équine
Le mental, le mythe et la souffrance équine

Robert Cook



1. « Primum non nocere » (« Premièrement, ne pas faire de mal. ») - Hippocrate

Lorsque nous parlons de chevaux, le mot « technologie » ne nous vient pas immédiatement à l'esprit. Pourtant il y a deux technologies qui ont été intimement associées au cheval depuis si longtemps que nous ne voyons pas leur nature destructrice et les acceptons sans nous poser de question : le mors et le fer.
La bonne nouvelle est que des alternatives inoffensives à ces deux technologies ont été développées, testées et largement utilisées. Le mors peut être délaissé et remplacé par la bride sans mors, et avec quelques changements simples un cheval peut rester pieds nus.

Deux grands mythes

L'invention du mors a facilité la domestication du cheval, il y a 6 000 dans de cela. Les premiers mors étaient probablement faits avec des plantes tressées, ensuite avec du bois, des bois de cerf, et des os. Les mors en métal de l'âge de Bronze étaient les précurseurs des mors en acier inoxydable d'aujourd'hui.

Les mors les plus anciens sont immédiatement reconnaissables et nous n'avons pas besoin d'une interprétation archéologique. Le principe et le mode d'action ont toujours été les mêmes. Une ou plusieurs tiges de métal sont insérées dans la bouche du cheval et tenues en place au moyen d'une bride. Une rêne attachée de chaque côté du mors est manipulée par le cavalier.

Jusqu'à ce jour, la plupart des cavaliers croient que le mors contrôle le cheval alors qu'en réalité le mors est la principale cause de la perte totale du contrôle. Bien que les chevaux se sont emballés, ont rué, se sont cabrés à travers l'histoire, ce mythe du « contrôle » survit même si tout prouve qu'il est erroné.


Fig. 1 : Radiographie d'une bride double (se composant d'un mors de bride, d'un mors simple et d'une gourmette) in situ. La longue tige avec un jeu de rênes attaché à l'anneau du bas permet de faire levier avec le mors et la gourmette, en appliquant une pression sur la mandibule. À l'endroit où la pression est appliquée, la section transversale de la mandibule n'est pas plus large que la section d'un œuf de poule standard (Fig. 2).



Le fer est une invention médiévale. Il était communément utilisé autour de 9OO après J.-C. et est fièrement représenté au XIXème siècle sur la tapisserie de Bayeux sur les pieds entravés du cheval de William. Encore une fois, avec le millénaire qui s'ensuit, ni la forme ni le principe n'ont changé. Un arc de métal est appliqué sur la surface solaire du sabot et gardé en place par une série de clous traversant la paroi.
Aujourd'hui, la plupart des cavaliers pensent encore que le but du fer est de protéger le sabot. Mais les preuves réunies au cours des 25 dernières années montre que ceci est faux. En fait, les fers endommagent sérieusement les sabots et en fin de compte le cheval tout entier. Entretenu correctement (c'est-à-dire ni ferré ni au box), un cheval peut participer à toutes les activités extraordinaires que l'homme peut vouloir faire avec son « meilleur ami », y compris des courses d'endurance de 100 miles sur un terrain rocailleux. Il n'y a qu'une exception. Des fers spécialement conçus sont toujours nécessaires pour les compétitions Western de reining, dans lesquelles les arrêts glissés (extrêmement contre-nature) font partie des performances requises.
Pourtant le mythe de la « protection » est toujours présent dans toutes les autres disciplines.

Persistance des anciennes idées

Comme l'a écrit John Maynard Keynes : « La difficulté ne réside pas dans les nouvelles idées, mais dans le fait d'échapper aux anciennes, qui se ramifient, pour ceux qui ont été élevés avec celles-ci, dans tous les coins de notre esprit, comme les racines collantes d'un vieux genévrier. »

Plusieurs facteurs « justifient » que le cheval soit toujours prisonnier des fers :
Il n'y a pas beaucoup de technologies en service de nos jours qui sont inchangées depuis l'âge de Bronze (le mors) ou le temps des Saxons (les fers), néanmoins le « crime non découvert » est indubitablement un facteur. Ce ne fut que depuis la fin du millénaire dernier que les nombreux effets nocifs du mors et des fers ont entièrement été reconnus.
En l'absence d'une alternative acceptable, les mors et les fers ont été justifiés comme des maux nécessaires. En ce qui concerne le mors, cela fait longtemps que les pratiquants de la monte à l'Anglaise (et non pas Western) croient qu'il n'y a pas d'alternative au mors. De la même façon, les fers ont été considérés comme indispensables pour une monte sérieuse. Par définition, il était établi qu'un cheval vivant à l'écurie devait être ferré. Il n'a pas été reconnu que le fait de séjourner en écurie dégrade la qualité de la corne, ce qui fait que le pied « a besoin » d'être ferré pour être « protégé ».
La tradition et la coutume sont une cause prédominante de la persistance d'une pratique. Les cavaliers sont conservateurs par nature et la tradition à elle seule est devenue une raison de résister au changement. Mais la tradition n'est pas suffisante pour maintenir une pratique lorsque de nouvelles connaissances montrent qu'elle n'est pas en accord avec le bien-être, soit les besoins physiologiques du cheval.
Il y a toujours un décalage entre l'accomplissement d'une recherche et l'application de ses résultats. Le passage d'une génération entière n'est pas rare. Dans cette ère de l'information, on pourrait espérer qu'un tel décalage ne se produise pas en ce qui concerne le bien-être des équidés. Malheureusement les comités créent des règles et des règlements et de telles organisations sont vulnérables à ce que les sociologues appellent une cascade ainsi qu'au problème de consensus erronés. Si dans un comité une personne se trompe et qu'elle est assez sûre d'elle-même en ce qui concerne le rejet d'une nouvelle idée, elle « infecte » les autres et s'ensuit une cascade de mauvaises informations. Mais la science n'est pas une démocratie et l'acceptation des avancées scientifiques devrait être acceptées après un jugement objectif et non à partir d'un vote majoritaire influencé par un comportement de masse.
Finalement, il y a le problème du « pas de ça chez moi ». L'introduction d'une nouvelle idée amène avec elle un élément inconnu et inhabituel et ceci soulève également le spectre du litige. Les organisations administratives ont tendance à attendre qu'une autre organisation se jette à l'eau. Les individus, d'un autre côté, sont plus ouverts aux nouvelles idées. C'est encourageant d'assister à l'enthousiasme de milliers de cavaliers qui ont déjà adopté la « voie de la bride sans mors et/ou du parage naturel » et montrent l'exemple.


La souffrance équine

Rose Macaulay a écrit : « Un comportement aussi fourbe et cruel, que seul un être humain peut avoir pensé ou organisé et que nous appelons « inhumain » révèle ainsi certaines normes standard pathétiques de notre espèce qui survit à toutes les trahisons. »

Le « British Veterinary Association's Ethics and Welfare Group » a récemment mis à jour la définition en vigueur du « bien-être animal » en ce qui concerne « le bien-être physique et mental de l'animal ». L'inclusion du bien-être mental est tout spécialement nécessaire au cheval, un animal de proie qui – pour sa survie – est dépendant de sa capacité à être effrayé facilement. Mes recherches personnelles ont révélé à quel point la douleur du mors effraie le cheval. Il provoque la fuite, la lutte et des blocages qui, dans l'environnement de l'homme, sont à la fois dangereux pour le cheval et le cavalier.
Du point de vue de la sécurité ce n'est pas une bonne idée de faire peur à un animal aussi puissant qu'un cheval. Excepté le fait que le cavalier perde le contrôle d'un cheval apeuré, ceci est inhumain. La cavité buccale est l'une des parties les plus sensibles de l'anatomie du cheval. Il est inhumain de placer une tige en métal à un endroit sensible et d'y appliquer une pression. « Régner avec une tige de fer » (ou essayer) revient à régner de façon tyrannique.
La manipulation d'un instrument (un mors) dans une cavité du corps (la bouche) pourrait être considéré comme un acte chirurgical. Le mot « chirurgie » vient d'un mot Grec signifiant littéralement « un travail fait avec les mains ». Si le mors n'avait jamais été inventé et qu'un scientifique soumettait aujourd'hui une proposition de recherches nécessitant une telle « chirurgie » sur un cheval conscient, la proposition serait rapidement rejetée à l'unanimité.

Comme Noël Coward ne l'a pas dit, le mors est un abus. Il est responsable de plus de 100 comportements négatifs, dont la plupart sont motivés par la douleur et la peur et dont quelques-uns sont fatals pour le cheval et l'homme.
Si un médicament avait moitié autant d'effets secondaires sérieux il serait retiré du marché. Mis à part ce qui pourrait être décrit comme le « syndrome du cheval effrayé » le mors occasionne plus de 40 maux. La santé physique est autant atteinte que la santé mentale. Bon nombre de maux induits par le mors étaient auparavant catégorisés comme idiopathiques, tels que le déplacement dorsal du voile du palais et l'asphyxie causée par un oedème pulmonaire (les « saignements » des chevaux de course).

La souffrance causée par le ferrage est évidente mais est tout aussi sérieuse. Alors que la plupart des effets négatifs du mors se résolvent dans les jours qui suivent l'abandon du mors, les améliorations du bien-être après avoir enlevé les fers prend du temps pour devenir apparent. Alors que les effets du mors sont aigus par nature, les effets des fers sont chroniques.
La ferrure agit comme un lent poison. Ses effets sont cumulables et cela peut prendre des années avant qu'un sérieux problème fasse surface, comme la maladie naviculaire ou la fourbure. L'action retardée de la ferrure a été dissimulée avant d'être découverte et identifiée comme la cause véritable de ces deux fléaux courants.

Malheureusement, étant donné que la déformation du sabot est avancée à ce moment-là, cela peut prendre des mois ou même des années avant que la normalité soit restaurée par un programme « pieds nus ». Les signes cliniques résultant d'une gestion traditionnelle (c'est-à-dire la vie à l'écurie et la ferrure) comprennent des boiteries intermittentes ou persistantes, une piètre qualité de la corne, des seimes, décollement de la paroi, bleime, encastelure, et réduction de l'absorption des chocs menant à l'ossification des cartilages latéraux et à une contrainte sur les articulations et les ligaments. L'incapacité du sabot à se dilater et à se contracter par intermittence affecte la circulation du pied. Cela affecte également la circulation générale étant donné que des sabots sains se comportent comme quatre pompes cardio-vasculaires supplémentaires, quelque chose qui est nécessaire en particulier pour un exercice rapide. Comme pour le mors, un signe clinique facilement repérable est l'inaptitude à exécuter le travail demandé et la mort prématurée.

Le soulagement de la douleur

Le remplacement du mors par la bride sans mors permet une communication sans douleur et plus efficace entre le cheval et le cavalier pour toutes les disciplines, tous les types et toues les races de chevaux et quel que soit leur âge. Cette méthode est utilisable par des cavaliers de tous âges et ce qu'ils soient novices ou professionnels. Elle améliore les compétences du cavalier étant donné qu'elle encourage l'usage de l'assiette ainsi que des jambes plutôt que l'usage des mains.

La suppression des fers et l'établissement d'un programme d'entretien au parage naturel (24/7 à l'extérieur et parage quand cela est requis de par la poussée du sabot) permet au cheval d'être monté sur tous les terrains, de la roche au sable et sous toutes les conditions, y compris la glace et la neige. Les chevaux pieds nus ont l'avantage dans toutes les disciplines.


Obstacles au soulagement

Il n'y a pas de contre-indication en ce qui concerne la bride sans mors ou le parage naturel du point de vue équestre ou du point de vue de la santé du cheval. Les seuls obstacles sont de nature administrative.

Par exemple, la Fédération Equestre Internationale (FEI) mandate actuellement l'usage d'un mors ou plus pour le dressage ou pour les épreuves de dressage des autres disciplines. Ceci provoque une situation bizarre : un mors est requis pour le dressage mais pas pour les épreuves les plus dangereuses des compétitions comme le cross-country ou le saut d'obstacles. Les fédérations nationales suivent la FEI. La FEI influence jusqu'aux Poneys Clubs, ce qui fait que les enfants avec leurs mains maladroites sont obligés d'utiliser des instruments de torture.
Par conséquent, leurs poneys deviennent « chauds » et difficiles à manier. Les organisateurs des courses exigent actuellement que les chevaux courent avec un mors.

Il y a moins de règles administratives qui exigent des fers pour les compétitions. Mais malheureusement un obstacle à l'adoption plus libre du parage naturel vient des maréchaux-ferrants et des vétérinaires. Actuellement, relativement peu de vétérinaires et de maréchaux-ferrants ont étudié les recherches sur le parage naturel. Donc les propriétaires de chevaux ne peuvent pas demander de l'aide à ces professionnels pour faire la transition de ferré à pieds nus pour leurs chevaux. Cela changera avec le temps.

Conclusion

Le cheval ne peut pas être « supplémenté » avec des tiges en métal dans sa bouche et des arcs en métal sur ses pieds sans que cela n'interfère avec sa physiologie. C'est comme si on prenait un ordinateur et qu'on s'attendait à ce qu'il fonctionne après avoir enfoncé des pieux dans l'unité centrale. Nous « supplémentons » le cheval à notre péril. Les mors et les fers sont des armes de destruction du cheval. La bride sans mors et le parage naturel représentent le nec-plus-ultra de l'absence de technologie.

La cruauté a été définie par David Morton comme le fait d'infliger une douleur ou une souffrance évitable. Maintenant que des alternatives compatibles avec la physiologie sont disponibles, les technologies primitives que sont le mors et le fer peuvent être évitées. Etant donné qu'elles sont évitables, leur classification doit être révisée. Par définition, le mors et le fer sont donc des pratiques cruelles. Nous pouvons espérer que les organisations administratives des sports équestres mettront rapidement à jour leurs règlements pour les accorder avec ces deux avances concernant le bien-être du cheval.

LES AUTRES PHOTOS QUI VONT AVEC LE TEXTE SONT SUR LES ARTICLES SUIVANTS...

MERCI à "TARASHAS" Ddu forum de NEVZOROV HAUTE ECOLE pour sa traduction du texte en français!

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 14:11

mandibule d'un cheval

mandibule d'un cheval
Fig. 2 : à gauche, un section transversale de la mandibule d'un cheval de trait au niveau des barres (les parties tranchantes étant positionnées dorsalement), au niveau desquelles le mors est en contact lorsque le cheval est « sur le mors ». Les perles rouges représentent la ramification mandibulaire du nerf (sensoriel) trijumeau. A droite, la section d'un œuf standard de poule.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:08

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 12:27